Un atelier d’écriture participatif et bienveillant à La Villette

Qu’elles soient volontaires ou subies, les périodes d’inactivités peuvent être des moments délicats à traverser. Les ateliers collectifs visant à partager ses questionnements, ses projets, ses doutes et ses difficultés sont alors des lieux où il fait bon se rendre. Souvent organisés par des associations ou des professionnels indépendants, ils permettent de partager des ressources, de libérer la parole et d’avancer dans son parcours. Je me suis livrée à l’expérience, en toute sincérité.

J’ai découvert les ateliers collectifs via l’association Activ’Action. Il existe des Activ’CV, des Activ’Boost pour dépasser les sentiments négatifs liés au chômage, des Activ’Up pour concrétiser des idées personnelles, des Activ’Jump pour découvrir des valeurs ajoutées de son profil, des Activ’Théâtre, des Activ’Drink, des Activ’Fun, etc. Après avoir été participant, chacun peut ensuite devenir Activ’Acteur à son tour et proposer des ateliers bénévoles de toutes sortes, intéressants à valoriser auprès des recruteurs : animation de groupe, méthodes collaboratives, outils ludiques, identification de problématiques pour impulser de nouveaux projets…

Capture d'écran FCBK Activaction

L’atelier d’écriture & de partage, Cité des métiers, 30 av. Corentin Cariou, Paris 19

La Cité des métiers offre de nombreuses ressources pour construire son projet d’orientation, d’évolution ou d’insertion professionnelle : programme d’ateliers et d’événements gratuits, conseils sans rendez-vous, documentation en libre service… Elle est ouverte à tous :  jeunes ou adultes, scolaires ou déjà engagés dans la vie professionnelle, à la recherche d’un emploi ou non.

Aujourd’hui, nous sommes une dizaine réunie autour de Grégoire. Avec discrétion et humour, il nous fait des propositions de direction d’écriture, une façon de nous aider à nous livrer dans la spontanéité et le lâcher-prise. L’exercice est surprenant, salvateur, criant de vérité. La pudeur s’efface et l’alchimie entre membres du groupe s’opère par les mots, sur papier d’abord, puis partagés à voix haute…

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1ère Proposition : écrire « ce qui m’amène ici aujourd’hui »…

« Poursuivre le chemin d’une quête de sérénité et de communication bienveillante, continuer à comprendre que nous sommes autant en recherche, non seulement d’emploi, mais de sens, d’humanisme, d’altruisme…

Me laisser surprendre par des échanges humains, éviter l’isolement, découvrir des ressources, des astuces, des outils, des méthodes participatives…

Faire de cette période de transition des moments d’espoir, d’apprentissage, de partage et non d’angoisse, de pessimisme et de vide. Combattre des réflexes négatifs…

Envisager la rédaction d’un blog pour communiquer sur des sujets qui me tiennent à cœur, mes valeurs partagées autour du développement durable ». [Vous êtes en visite sur ce blog actuellement]

2ème proposition : « Partir des échanges des autres pour écrire soi »

« Passer sur d’autres rives, traverser des ponts – merci Brigitte pour cet élan des mots, je t’emprunte…

J’ai trop appris à mes dépends que les médias ont tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas, ce qui nous différencie, nous les êtres humains, ce qui pêche, ce qui manque…

Aujourd’hui, je suis résolue à voir tous ces ponts entre les âmes, il y en a tant : la quête de sens, on y revient, la douleur bien sûr, les questionnements, l’envie d’aider, les mains tendues…

Pour avancer, j’ai trouver sur mon chemin la méditation, le yoga. Car pour aider les autres, il faut d’abord s’aider soi-même.

Le sourire, par la psychologie positive : voir toutes les belles choses qui nous entourent, l’amour, le partage, l’inattendu, les toutes petites choses qui font du bien… Rêver. Et l’humour bien sûr ! »

3ème proposition : « Ce qui nous vient alors qu’on va se quitter », dans quel état d’esprit nous partons…

« Gratitude du partage de l’intime. Empathie et bienveillance, des maître-mots ici. Merci ! Spontanément pour répondre à l’autruicide et à la maltraitance généralisée.

Liberté d’expression, j’écris ton nom et tu viens comme un baume (j’emprunte à nouveau), pour faire du bien. »

Les mots appris ce jour-là…

– La vivance, dont j’ai trouvé plusieurs définitions ensuite : « Néologisme de l’espagnol vivancia, mot que A. Caycedo a préféré ne pas traduire par « vécu », ce dernier terme étant trop faible ou trop passif pour exprimer ce « vécu intégré » qui peut se traduire par un « impact émotionnel », au-delà de toute rationalité. Vivance renvoie aussi à la présence du vivant ou la perception du vivant dans la conscience. »

http://www.sophrologie-info.com/vivance.html

« Capacité d’une institution, profession ou personne morale à vivre, s’épanouir, et évoluer avec vitalité. Ex. : la vivance du théâtre français. »

http://dico-des-mots.com/definitions/vivance.html

– Un viatique : Au fig., littér. Aide, secours, soutien. Savoir est un viatique; penser est de première nécessité; la vérité est nourriture comme le froment (Hugo, Misér., t. 2, 1862, p. 210)

http://www.cnrtl.fr/definition/viatique

– L’autruicide : maltraitance, manque de considération à l’égard d’autrui.

http://www.cairn.info/zen.php?ID_ARTICLE=LAE_101_0018

Voici terminé, pour l’heure, mon tour estival des ateliers solidaires qui font changer de regard sur le chômage.

 

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