Des ateliers solidaires pour positiver le chômage ! 1/3

De nombreux ateliers collaboratifs fleurissent un peu partout en France, pour accompagner les personnes en recherche d’emploi et les aider à positiver cette période, tels plein de jolis cris du cœur pour dire « NON, le chômage ne nous détruira pas ! ». NON, l’absence de travail n’est pas forcément synonyme de vide d’activités, bien loin de là ! OUI, on peut en faire un moment constructif, voire un moyen de découvertes et d’épanouissement sur notre route personnelle et professionnelle. Il s’agit de chasser la honte, la peur, combattre les freins qui nous retiennent parfois pour nous réaliser pleinement. Mettre ce temps à profit pour être créatif, prendre conscience de nos atouts, élargir notre réseau, aider les autres, faire ce que nous n’avons jamais le temps de faire…

Après avoir testé plusieurs ateliers, voici mon petit carnet de bord et les meilleures ressources et astuces qui en ressortent. Certaines vérités vous apparaîtront peut-être comme des lapalissades, mais il est toujours bon de se les remémorer ! Ici, les maîtres mots sont solidarité, bienveillance, écoute active et non jugement. Sinon, passez votre chemin !

Créée en 2014, Activ’Action développe et met en réseau une communauté dynamique et bienveillante, orientée vers les valeurs de l’économie sociale & solidaire. Elle organise des ateliers à Paris, Strasbourg, Lyon, Grenoble, Bordeaux, en Alsace, à Bruxelles… C’est la bonne idée de trois personnes, elles-mêmes en recherche d’emploi à l’époque. L’association mène un véritable travail de réflexion sur la mise en valeur des compétences et du potentiel de chacun, « qu’il soit technique, relationnel, intellectuel »…

L’Activ’Up, « un atelier pour réaliser ses envies, ses idées et ses projets »

à la Maison des Ensembles, 6 rue d’Aligre, Paris 12

 Théoriquement, cet atelier n’est pas destiné à traiter directement de domaines professionnels, mais rien n’est impossible. Il s’agit de venir avec une idée de projet que vous n’avez pas encore réalisé, par manque de temps, d’aide, de confiance en vous, de motivation… pour pouvoir lever les freins, prendre conscience de vos forces et enfin, passer à l’action.

Tout au long de l’atelier, nous répondons à plusieurs questions :

  • Quels sont les freins que je rencontre ? Quels sont les obstacles qui m’en empêche ? Qu’est-ce qui me manque pour y parvenir ?
  • Quels sont nous talents que je peux appliquer à ce projet ? Quels sont mes atouts à développer ?
  • Pourquoi j’en ai envie ? Quels sont les côtés positifs que nous apportera la réalisation de ce projet ?
  • Quelles sont les solutions en général ? Qu’est-ce qui est à ma portée facilement pour lever ses freins ? Quelles sont les actions concrètes à mettre en place dès demain ?

Capture d'écran Maison des ensembles

Nous sommes autour de la table, animée par le jeune et talentueux Ovadia (on dirait qu’il a fait ça toute sa vie). Après de courtes présentations ludiques pour se découvrir un peu et briser la glace, chacun raconte son projet : réaliser un portfolio, terminer un album de mariage, réaliser une étude de marché pour envisager une reconversion, passer son permis de conduire, démarrer un blog par exemple… (ça, c’est moi !). Ce qui nous lie : nous souhaitons tous que l’humain et le sens soient au cœur de notre projet, nous sommes sur des chemins de développement personnel et en quête de bien être.

On commence par identifier les freins concrets ou inconscients qui nous empêchent de réaliser ces projets. Les écrire sur un post-it et les déposer au milieu de la table, en les disant à voix haute, est déjà un bon exutoire ! Ensuite, c’est tous ensemble que nous allons travailler sur les résistances les plus prégnantes pour avancer. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la « peur de réussir » remporte tous nos votes, puis viennent le perfectionnisme, la crainte du jugement des autres et la pression du temps.

Se rendre compte qu’on est déjà nombreux à ressentir les mêmes blocages est, bien entendu, rassurant. Toute l’assemblée s’évertue ensuite, avec enthousiasme, à trouver des solutions pour lever ces freins. En voici le compte-rendu, fait par notre Activ’acteur, Ovadia, et complété par mes soins :

Pour lutter contre la peur de réussir, on peut :

  • Lister ses objectifs et les ranger par ordre de priorité, pour éviter de « se noyer ». Pratiquer la « méthode des petits pas » : dégrossir un objectif impressionnant en mini-objectifs facilement réalisables, pour aborder son projet en confiance et avec le moins de pression possible. Ainsi, on peut démarrer par les tâches les plus importantes qui nous soulageront et mettre de côté, les actions secondaires.
  • Recevoir les compliments avec plaisir, sans chercher à les minimiser ou à les nier, et noter les retours positifs des gens (à réutiliser dans le cadre professionnel pour valoriser nos qualités, et dans le cadre personnel pour se redonner confiance.les apports positifs de mon projet.jpg
  • Essayer l’ancrage à l’aide de la PNL, Programmation neurolinguistique (certains ouvrages existent sur le sujet) : il s’agit de choisir une expérience de votre vie particulière, pourquoi pas, qui vous est chère, lors de laquelle vous êtes certain(e) d’avoir mobiliser plusieurs de vos talents. Vous devez l’écrire en détails, puis vous la raconter à voix haute. Cela vous rend fier de vous en souvenir, et même, cela vous fait du bien, vous souriez. Vous pouvez vous enregistrez en lisant ce texte. Pendant que vous vous remémorez ces moments qui ont compté, vous effectuez avec l’une de vos mains, une pression à l’intérieur de l’autre poignet, à plusieurs reprises et tout au long du récit. Vous ancrez alors ces ressentis agréables et ces émotions positives dans votre corps. Votre cerveau y associera automatiquement ce geste. Vous pouvez solliciter cet ancrage aussi souvent que vous le désirez, à tous moments de la journée et y compris, discrètement, dans des situations stressantes, par exemple. Personnellement, j’ai eu la chance d’effectuer cette exercice de PNL avec un coach certifiée de grande qualité, Charlotte Wils ; cela m’a déjà aidé dans une situation précise : ma soutenance oral de mémoire de Master en développement durable. http://www.centreanima.com/cours-de-developpement-personnel-paris/hypersensibles-accompagnement-coach 
  • Se coucher sans ruminer sur les choses qui sont censées ne pas aller dans notre vie, ce qui nous paraît négatif ou désagréable, mais plutôt : faire une liste des bonnes choses qui nous sont arrivées dans la journée, des petites actions positives que l’on a accomplies, de rencontres faites ou de mots agréables entendus, de façon à s’endormir plus serein (par exemple, « j’ai une discussion cordiale avec ma voisine », « j’ai enfin envoyé cet email qui tardait », « j’ai rangé tel désordre que je laissais traîner depuis longtemps », « j’ai aidé une grand-mère à traverser la rue »…)
  • S’entourer régulièrement de personnes bienveillantes, encourageantes, stimulantes, car elles dégagent des ondes positives contagieuses !
  • Visionner la conférence TED d’Amy Cuddy : Votre langage corporel façonne qui vous êtes ; cette Professeur en psychologie sociale révèle les secrets simples de sa recherche scientifique sur les postures physiques qui font du bien au mental : « ça pourrait changer le déroulement de votre vie de façon significative », dit-elle. A essayer absolument avant un entretien professionnel, effet garanti !

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  • Pratiquer la bienveillance envers soi-même et l’auto-compassion
    • Par exemple : se féliciter pour une réussite, même minime, comme on se réjouirait pour un ami ; ou s’auto-consoler quand ça ne va pas (sans s’apitoyer), avec autant de compassion qu’on consolerait un proche, au lieu de s’en vouloir systématiquement et de se juger…

Pour lutter contre le perfectionnisme, on peut :

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  • Essayer de changer sa vision des choses : regarder le verre à moitié plein, plutôt qu’à moitié vide, c’est beaucoup moins anxiogène et tellement plus constructif ;
  • Etre plus indulgent avec soi-même, au lieu de vouloir en faire toujours plus, accepter d’être faible dans certaines situations ou circonstances ;
  • Travailler à s’aimer soi-même ;

 

Pour lutter contre la peur du jugement des autres, on peut :

  • Pratiquer la visualisation (Ovadia, par exemple, le fait chaque soir pour la journée suivante et le matin-même) : on peut visualiser une situation qu’on appréhende, en s’imaginant s’y sentir bien, confiant, léger, en train de réussir, etc. Cette méthode est utilisée par les grands sportifs ;
  • Se rappeler, sans en faire un drame : quoi que l’on fasse, les autres auront toujours quelque chose à redire. Et bien, tant pis pour eux !
  • Etre prudent, dans certains milieux professionnels et avec certaines personnes de notre entourage que l’on sent moins bienveillantes, envieuses ;
  • Etre stratège (idem), quand quelque chose nous arrive qui pourrait nuire à notre image.

Pour lutter contre la pression du temps qui peut aussi faire culpabiliser, on peut :

  • Améliorer sa gestion du temps :
    • Estimer le temps que l’on va allouer à un projet (en fonction de l’importance, de l’urgence, de ses priorités) ;
    • Se faire un rétro-planning avec un plan d’actions (que ce soit sur 1 semaine, 1 mois, plusieurs mois ou 1 an).

 

 

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